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les protheses de membre superieur

2 > Les prothèses myoélectriques : main / coude

Les coudes

On peut adapter tous les types de coudes cités précédemment à propos des prothèses de bras classiques, mais on aura alors un passage des câbles de commande de la main à l’extérieur du coude. Cela fragilise le réseau myoélectrique (risque d’arrachement ou de pincement), de plus l’aspect esthétique est médiocre.

Le coude 12K44

Le branchement de tous les câbles se fait directement dans le coude ; permettant une meilleure stabilité de ceux-ci.
Il comprend une assistance mécanique à la flexion (AFB) qui recréé le mouvement physiologique de balancier lors de la marche.
Son poids est de 650 g.

Le coude 12K50

Il comprend comme le 12K44 une assistance mécanique à la flexion et les branchements intégrés dans le coude.
Sa particularité est qu’il permet le verrouillage/déverrouillage de l’articulation par contrôle myoélectrique sur les électrodes.
Son poids est de 675 g.

Le coude 12K100 : le Dynamic Arm

Les particularités des deux coudes précédant sont toujours présentes.
Ce coude est électronique. Il comprend 4 microcontrôleurs qui régulent tous les mouvements de la prothèse grâce aux signaux myoélectriques du patient.
Un moteur intégré dans le coude, assisté par le système d’aide à la flexion, peut activer la flexion ou l’extension de l’articulation de manière proportionnelle c'est-à-dire avec une vitesse variable.
Les réglages sont réalisés par le prothésiste à l’aide d’un logiciel spécifique.
Son autonomie est en moyenne de 18 à 24h suivant l’utilisation.
Il peut soulever en dynamique jusqu’à 6 kg (ce poids varie entre 4,5 et 6 kg selon la longueur de l’avant bras) dans une amplitude comprise entre 15 et 145 °.
Son poids est de 960 g.

Les coudes contrôlés myoélectriquement n’apportent pas à l’heure actuelle de bénéfices notables :
- complication du système de commande
- poids augmenté par l’ajout d’un moteur dans le coude
- manque de fiabilité

Les mains

on dénombre trois grand types de main

La main « digital twin »
Elle traite les informations envoyées par les deux électrodes : si l’impulsion appliquée sur l’élecrtode dépasse un seuil minimal il y aura ouverture. La même impulsion sur l’électrode opposée entraîne la fermeture de la main.
La vitesse d’ouverture ou de fermeture reste constante. Dès que l’impulsion est stoppée la main s’arrête.

La main DMC (Dynamic Mode Control)
Cette fois-ci la force de l’impulsion musculaire influe sur la rapidité d’ouverture ou de fermeture de la main. Plus l’impulsion sera forte plus la vitesse de mouvement sera rapide.

La main sensor speed
Sa rapidité d’ouverture/fermeture est pratiquement multipliée par trois par rapport aux deux mains précédentes. Elle contient six programmes de fonctionnements différents. Le prothésiste pourra choisir et essayer plusieurs modes avant de valider celui qui correspondra le mieux aux besoins du patient.
Un capteur d’auto serrage est placé dans son pouce. Par exemple, si le capteur ressent des mouvements de friction lorsqu’un objet risque de glisser, la main prothétique va se resserrer automatiquement.

La main transcarpienne
Main myoélecrtique de faible encombrement pour les amputations longue de l’avant bras. Elle existe avec un mode de fonctionnement d’une main « digitale twin » ou d’une main DMC.

Dans tous les cas, si l’impulsion est trop faible le seuil de déclenchement de la main ne sera pas atteint.
Ces mains prothétiques sont assez lourdes.
Une prothèse myoélecrtique avec toutes ses pièces est nettement plus lourde qu’une prothèse fonctionnelle.

Le poignet MyoWrist

C’est une articulation mécanique de poignet sur laquelle se fixe une main transcarpienne ce qui permet de changer l’angulation de la main.

Le Greifer

C’est une pince-étau myoélectrique avec une force de serrage plus importante qu’une main myoélectrique.
Un ergo orientable à son extrémité permet des prises fines.

Myo select

Il permet de contrôler les différents composants myoélectriques.
Le prothésiste peut changer le programme de fonctionnement de la main sensor speed ou du coude Dynamic Arm pour adapter au mieux le fonctionnement de la prothèse aux besoins ou aux capacités du patient.

 

Dernière modification : 24 janvier, 2008